Vous mourrez dans 1 semaine…

Asseyez-vous. Arrêter toutes vos activités pendant 5 minutes. 5 toutes petites minutes. Si vous ne pouvez vraiment pas le faire maintenant, gardez cette lecture pour plus tard. Si vous êtes dés à présent totalement libre et disponible intellectuellement, vous pouvez continuer. Imaginez, vous apprenez que pour une raison X ou Y, il ne vous reste qu’une semaine à vivre, que faites-vous?

Rechercher ses valeurs profondes

Prenez quelques minutes pour vous projeter le mieux possible dans cette situation et réfléchir à cette question. Qu’est-ce qui est réellement important pour vous? Bien loin de vouloir uniquement vous forcer à vous imaginer dans cette situation dramatique, ce petit exercice présente un avantage énorme: il permet de très facilement discerner ce qui compte vraiment à nos yeux de ce qui ne compte que peu, voir pas du tout. Par la suite, il est très utile afin de savoir si nous vivons actuellement plus ou moins selon ces valeurs, ou en d’autres termes, afin de savoir si notre vie a du sens.

Sens de ma vie
Ma vie a t’elle du sens? Arrêtons-nous un instant pour nous poser la question, au milieu du métro si il le faut.

Si cette histoire de décès ne vous enchante que peu ou vous paraît trop abstraite pour que vous puissiez réellement vous y projeter, j’aime aussi la remplacer par celle ci:

Imaginez, vous avez atteint l’âge de la retraite et avez cessé de travailler il y a quelques jours ou mois. Vous regardez en arrière, ce que vous avez fait de la majeure partie de votre vie: avez-vous simplement travaillé afin d’accumuler des richesses de façon égocentrique? Ou avez-vous fait des choses dont vous êtes profondément fier? A votre échelle, avez-vous rendu le monde meilleur?

Vous mourrez dans 1 semaine…

Mais revenons un instant à la question initiale: rappelez-vous, vous mourrez dans une semaine, que faîtes-vous? Posez-vous réellement la question maintenant et prenez 1 minute avant de passer à la suite. Alors? Que faîtes-vous??

Beaucoup de personnes répondent qu’elles quittent sans hésitation leur travail, et s’envolent vers une île paradisiaque. Alors certes, le délai d’une semaine a l’avantage d’être suffisamment court pour qu’il nous paraisse évident de devoir changer drastiquement notre mode de vie. Mais d’un autre côté, il est bien trop court pour pouvoir réellement entreprendre quoique ce soit sur le moyen terme. Il est alors intéressant d’envisager une période un peu plus large.

Vous mourrez dans 1 an…

Voilà, un an semble suffisant. Vous n’allez certainement pas passer une année entière sur une île, loin de votre entourage et de vos amis. L’île ça va bien un mois, grand maximum, mais après on s’ennuie et on est quand même content de rentrer. Du coup, durant les 11 mois restants, que faîtes-vous? 11 mois c’est à la fois assez court pour vous forcer à réellement changer votre vie si besoin, et assez long pour que vous ayez le temps de faire quelque chose qui a vraiment du sens pour vous.

Si vous décidez de poursuivre votre vie de la même manière que vous l’avez fait jusqu’ici, c’est soit que vous n’avez pas vraiment réalisé que vous ne serez plus de ce monde dans 11 mois, soit que vous avez l’immense chance de déjà vivre selon vos valeurs, selon votre idéal de vie, et que cette vie vous apporte déjà suffisamment de sens pour que vous soyez heureux de la poursuivre ainsi jusqu’au bout!

Si tel est le cas, j’en suis réellement et profondément heureux pour vous, mais autant vous dire que ce n’est pas (encore) tout à fait mon cas :D. Personnellement, ces questions m’ont beaucoup aidé par le passé et m’aideront certainement aussi dans le futur à toujours choisir ce qui compte vraiment pour moi, et donc ce qui me rend le plus heureux (bonheur = plaisir + sens).

Ajoutez du sens dans votre vie, dés maintenant!

N’attendons pas d’avoir atteint l’âge de la retraite ou de n’avoir plus qu’un an ou une semaine à vivre pour enfin agir selon nos valeurs. Sortons 10 minutes, 1 heure ou même 1 semaine de la frénésie de notre monde, et prenons le temps de nous demander ce que nous voulons vraiment faire de notre vie, ce dont nous pourrons être réellement fier tout le restant de nos jours

Vous pouvez réellement changer votre vie pour y ajouter plus de sens, maintenant. Vous n’avez besoin ni d’être riche, ni célèbre ou puissant, que faîtes-vous?

Un autre point de vue sur le même sujet:

Dites bonjour à un inconnu!

L’avantage avec le capital suprême (le bonheur donc), c’est qu’il est on ne peut plus hétérocentrique: pour augmenter son bonheur, il suffit d’augmenter celui des autres. En effet comme déjà dit, au contraire de l’argent qui est à somme finie (si je vous donne 1€ alors j’ai 1€ en moins pour moi), il semblerait bien que le bonheur soit à somme infinie: si je vous rends un peu plus heureux, alors je suis moi aussi un peu plus heureux! Génial non? Même la recherche purement égocentrique de l’augmentation de son propre bonheur nécessite de rendre plus heureuses d’autres personnes. On ne peut donc pas réellement parler d’égocentrisme lorsqu’il s’agit de capital suprême.

Du coup, voici un petit truc tout simple pour augmenter un petit peu le bonheur de quelqu’un et donc aussi le votre par la même occasion (gagnant-gagnant):

Bonheur infini
Le bonheur est à somme infinie, plus on en donne et plus on en reçoit en retour!

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Affiche #1

Comme vous l’avez certainement déjà compris si vous avez parcouru les différents articles du site, une grande partie de nos problèmes et de notre manque de bonheur provient selon moi d’un simple problème de communication:

Une grande partie de la population se fie aux valeurs portée par notre société de consommation, dont la communication omniprésente est assurée au travers de la publicité par des milliers d’équipes marketing partout dans le monde. Or, pour faire vendre, on fait croire aux gens qu’une belle voiture, un nouveau smartphone ou des vacances de rêve (mais pas données) rendent heureux.

Marketing
La pub est partout, et nous fait croire que consommer rend heureux

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“Réussite”, Bonheur et Sens

J’avais “réussi”…

J’avais tout: un diplôme d’une très haute école m’ayant permis d’obtenir un travail passionnant et bien payé. Un sympathique appartement, avec une vue agréable et dégagée et dans lequel je vivais avec un partenaire que j’aimais et avec qui je partageais de nombreux points communs. Des amis, des motos (je suis plus moto que voiture), des loisirs parfois extrêmes qui m’apportaient plein d’adrénaline ou simplement me distrayaient. On s’amusait, regardait des films et des séries, sortait, jouait, faisait du sport, l’amour, se passionnait pour différents centres d’intérêt. Et je finissais le mois sans devoir me préoccuper de mon solde en banque (bon, nous étions quand même relativement sobres). Bref, nous avions tout!

…mais…

La vie sans sens
On vit, on va quelque part, mais où?

J’avais tout, mais il manquait quelque chose. J’allais évidemment quelque part, mais je ne savais pas trop où, je ne connaissais ni la destination ni l’état du chemin, j’avais l’impression de tourner en rond, d’aller nulle part. J’avais tout fait pour être heureux, mais j’avais l’impression de ne pas l’être vraiment. J’avais beaucoup de plaisirs liés à différentes activité, mais certaines tâches répétitives demeuraient pénibles (vaisselle, ménage, trajets, …). De plus, je me lassais rapidement de certaines activités m’apportant pourtant beaucoup de plaisir. J’enchaînais alors avec d’autres plaisir mais à nouveau, je n’étais pas à l’aise, pas heureux. Petit à petit j’ai perdu pied, perdu dans l’incompréhension de faire tout pour être heureux sans pour autant y parvenir. Longtemps, tout ceci est resté très inconscient. Je n’ai jamais pris le temps d’y réfléchir ou peut-être fuyais-je ce questionnement lourd et insoluble.

Ressentant sans doute ce malaise grandissant et le manque de bonheur, mon partenaire m’a finalement quitté. Mais qu’importe, ce sont des choses qui arrivent et il y en aurait d’autres. J’ai poursuivi ma vie de plaisir sans pour autant être capable de freiner un mal-être croissant que même des activités extrêmes procurant les plus grandes doses de plaisirs et d’adrénaline ne parvenaient à enfouir.

Adrenaline
J’ai recherché les plaisirs extrêmes…

… je n’étais pas heureux

Enfin, un été, j’ai eu un grave accident lors de la pratique de l’une ces activités extrêmes et suis resté seul dans mon lit presque deux semaines. Face à moi-même, et bien que dormant près de 20 heures par jour, j’ai dû me rendre à l’évidence: j’avais fait tout ce que l’on m’avait dit de faire pour réussir ma vie, mais je n’étais pas heureux.

Pire encore, j’étais à cours de solutions. J’avais tout essayé, tout acheté, cela n’avait pas fonctionné. Je ne savais pas comment être heureux et n’avais aucun piste.

Pris dans une violente remise en question de l’intérêt de cette vie condamnée à espérer un peu de bonheur du hasard, j’ai soudain été sauvé par un réflexe qu’on m’avait enseigné durant mes études:

Si tu n’arrives pas à répondre seul à une question, demande conseil à un spécialiste

Bien sûr, je n’étais certainement pas seul à avoir fait face à ce problème critique: il devrait forcément y avoir des spécialistes, psychologues, philosophes, sociologues ou autres, qui s’étaient déjà intéressés à la question et avaient bien plus de connaissances dans le domaine que moi.

Livres bonheur
Livres chaudement recommandés!

En effet! Ayant commandé les premiers livres traitant du bonheur que j’ai trouvés, la découverte des ouvrages de Pierre Rabhi, Tal Ben-Shahar et d’autres a été salvatrice. Non seulement ces hommes ont consacré leur vie à cette question et ont trouvé des solutions, mais en plus, sans doute sans se connaître ni s’être jamais vus, ils sont arrivés à la même conclusion:

Pour être heureux, il faut du plaisir ET du sens, et l’argent, le luxe dans lequel nous vivons, nous empêche souvent d’être heureux.

Le Sens

Voilà ce qu’il me manquait pour connaître ma destination, savoir où je voulais aller. L’idéal de richesse et de “réussite” vendu par notre société de consommation ne sert qu’à sa propre survie, mais n’a aucun sens (consommer pour rester riche, pour consommer plus? C’est insensé!).

J’ai besoin de savoir que le jour où j’aurai atteint l’âge de la retraite, je pourrai regarder derrière moi et me dire: voilà ce que j’ai fait, et ça a du sens pour moi. Je peux en être fier, j’ai œuvré en accord avec mes valeurs. Autant vous dire que l’accumulation égocentrique de richesses n’en fait pas partie. D’autant plus que plus il y a de riches, plus il y a de pauvres qui doivent lutter pour survivre et qu’on prive alors de leur droit au bonheur (avant de pouvoir être heureux il faut déjà ne pas avoir à lutter pour sa survie, cela semble évident). Sans parler de l’espèce de dette que nous contractons auprès des générations futures, en pillant à une vitesse folle des ressources ayant nécessité des millions d’années à se former. Et je vous épargne la problématique liée au réchauffement climatique…

Reste à définir ce qui a du sens pour nous, nos valeurs

Du sens dans nos vie
Rendre les autres heureux et donc se rendre heureux, voilà qui a du sens!

Pour moi c’est très simple:

  • La condition et le but de la vie c’est le bonheur
  • Le bonheur, c’est les autres

Il n’y a donc rien de plus sensé que de garantir à tout un chacun le droit d’être heureux, ce qui ne peut que nous rendre nous même aussi heureux puisque le bonheur c’est avant tout les autres (sympathique bienfait collatéral non?). Et il faut aussi bien remarquer que contrairement à l’argent dont la somme est finie (si vous donnez de l’argent vous en avez moins), la somme du bonheur est infinie (plus vous en donnez, plus vous en recevez en retour!*). Pas besoin d’être radin avec le bonheur, on en reçoit autant qu’on en donne, voir plus!

Rendre les autres heureux rend heureux

Garantir à tout un chacun le droit d’être heureux inclus aussi le droit des générations futures à être heureuses, et donc notre devoir de préserver l’environnement afin que notre planète ne deviennent pas un enfer et que nos descendants ne doivent pas lutter pour survivre, ce qui leur interdirait alors tout bonheur.

Tout un chacun inclue les populations qui doivent aujourd’hui lutter pour se nourrir, se loger. La vieille voisine esseulée qui serait si heureuse qu’on lui adresse la parole. Les victimes des guerres qui ont besoin d’aide, les enfants à qui on apprend à l’école comment devenir de bonne ressources humaines productivistes plutôt qu’à être heureux. La population des pays riches qu’on conditionne à croire que la richesse, les biens matériels, le pouvoir ou la célébrité rendent heureux.

Alors bien sûr, personne ne peut tout faire, mais chaque goutte d’eau compte, a du sens, et rend un peu plus heureux. Et lorsqu’on sait que la richesse ne fait absolument pas le bonheur, il est bien plus facile d’être généreux et d’aider les autres. D’ailleurs si tout le monde en était conscient, le monde serait très rapidement plus heureux non? Il suffit simplement d’en parler autour de nous 🙂

Et vous? Que faites-vous pour rendre les autres un peu plus heureux? Cela vous rend-il heureux?

Votre entourage pense t’il que l’argent fait le bonheur? Parlez leur du capital-suprême, de ce site. Ça vous rendra certainement heureux, et eux peut-être aussi!

*cf. Tal Ben-Shahar

Profitez du chemin…

Lorsque vous allez faire vos courses, chercher vos enfants à l’école ou allez au travail, êtes vous plutôt du genre à:

  • Prendre la voiture ou marcher vite, inutile de perdre du temps. Plus vite ce sera fait, plus vite je pourrai (re)commencer mon activité.

Ou plutôt:

  • Marcher tranquillement, profiter de l’air frais, du paysage (qu’il soit campagnard ou urbain). Prendre le temps d’observer l’environnement, quitte à arriver un peu en retard. Ce n’est pas si grave.
Métro Lausanne Ouchy décoration plafond
Le viveur remarquera certainement la spécificité de ce plafond. Le fonceur passera sans doute tout droit.
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Savoir l’heure? Pourquoi faire?

La journée de type A

Heure smartphone
Je regarde l’heure…

6h30, le réveil sonne. Je me lève, passe à la salle de bain, mange un coup. 6h40, ça va, j’ai encore le temps. Brossage de dents, habits, 7h05, on est dans les temps. Je mets mes chaussures, sors de chez moi, ferme la porte et descend l’escalier. 7h15, timing parfait! Je marche rapidement et arrive à la gare, 7h23, le train arrive dans 2mn. J’arrive au travail, 7h42, dans la moyenne. Boulot, boulot, 8h45, bientôt la pause, ah voilà 9h15 on y va. 9h30, on retourne bosser. 10h52, puis 11h58, ok c’est l’heure de manger. Et ainsi de suite jusqu’au lendemain.

La journée de type B Continuer la lecture de « Savoir l’heure? Pourquoi faire? »

Consommons moins et restons en couple plus longtemps!

Quel est le rapport?

Haha, voilà un titre bien accrocheur non? Il faut être fou pour oser un quelconque rapprochement entre la futilité de la consommation matérielle et le sérieux des relations amoureuses. Ces deux domaines n’ont absolument rien à voir entre eux, ils sont totalement indépendants! Vous en êtes sûr?

Vous admettrez peut-être que dans toute l’histoire de l’humanité, on n’a jamais vu autant de séparations qu’à notre époque. Alors oui, une partie est certainement liée au fait que la femme n’a jamais été aussi libre, et c’est tant mieux. Mais d’après le sociologue Zygmunt Bauman*, ceci n’explique pas tout.

Couple dans Jardin
Le couple durable, en contradiction avec la société de consommation?

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Émerveillons-nous! Contrer notre biais négatif de perception du monde

Le filtre sombre

Il semblerait que notre instinct de survie nous pousse à d’avantage nous focaliser sur les éléments négatifs, potentielles menaces pour notre vie, que sur les éléments positifs qui sont eux certes plaisants, mais loin d’êtes aussi dramatiques du point de vue de notre santé.

Perception positive ou négative, émerveillons-nous!
Il fait moche, attention l’escalier doit glisser, ne pas tomber dans l’eau et risquer la noyade, ne pas prendre froid sinon je serai malade!

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